Histoire

Situé dans le Haut-Rhin, à 20km de Colmar,appartenant au canton de Neuf-Brisach, Heiteren est logé entre le Rhin (coté Est) et le canal du Rhône au Rhin (coté Ouest), à quelques kilomètres de l'Allemagne. Cantonné sur l'ancienne voie romaine, ce village de la plaine de la Hardt est surtout voué à l'agriculture (production de maïs).

Heiteren est un village très actif avec ses associations qui, tout au long de l'année, organisent des manifestations .

Surface: 22, 5 km²

Nombre d'habitants: 890 (Recensement 2008)

Densité: 40h/km²

 Heiteren au fil du temps 2014Heiteren au fil du temps 2014 (10.26 Mo)

Un peu d'histoire

Cité sous le nom de Heiderheim, c'est en 768 que le castel de Heiteren en bordure de la voie rhénane est remplacé par un château construit sur faveur du compte Siegfried pour son fils Altmann. En 1194, Heiderheim devient un des 8 chefs lieux de bailliage des Ribeaupierres. Pendant la guerre de Trente ans (1618-1648) toute la population fut massacrée et délogée par les troupes suédoises. Dévasté pendant cette même guerre, le château fut remplacé vers 1710 par une autre construction, vendu comme bien national à la Révolution, ruiné par un incendie en 1840 et démoli en 1864 sous Louis Blanchard alors maire de la commune. Les ruines sont acquises aux enchères par Monsieur Schmitt de Weckolsheim qui, dans l'espoir de découvrir un trésor, se ruina en les fouillant.

 

Heiteren et son histoire

 

En 1825 et 1826, construction des écoles.

En 1843, construction de l'église actuelle dédiée à St Jacques le Majeur.

En 1863, construction de l'ancienne Mairie (par le charpentier Kleindienst).

En 1874, construction d'un presbytère (actuelle mairie).

En 1904, les armoiries qui représentent le château de Heiteren sont sauvées par le curé de Willemain et scellées dans le bâtiment annexe à Thierhurst.

Le 1er septembre 1939, la population est évacuée vers le Lot et Garonne. Septembre 1940 marque le retour de la population. 

La Chapelle Notre Dame de la Tierhurst

Histoire:

Commune de Heiteren, canton de Neuf-Brisach, Notre Dame de Thierhurst, ce n’est pas loin de Colmar ; un pèlerinage que beaucoup d’entre nous connaissent pour s’y être rendus un dimanche d’été ou lors de la traditionnelle fête des moissons fixée chaque année le 2e dimanche de septembre

Une fête des moissons, marquée par la création renouvelée tous les ans de parterres de fleurs et de fruits offerts par des donateurs, la confection de bouquets d’épis de blé et de leurs, assemblés en grande croix, le défilé des charrettes attelées, chargées de produits de la terre, le cortège des enfants qui portent les offrandes… et des milliers de pèlerins venus même de très loin pour assister à la grand-messe célébrée à l’extérieur d’une église bien trop petite pour recevoir pareille foule.

 

La tradition raconte…

 

Que le sanctuaire de Thierhurst s’élèverait sur l’emplacement d’un village disparu qui s’appelait Thierheim, nommé ainsi à partir du prénom de Thierry, fils de Childéric qui régnait sur l’Alsace autour de 601. Ce nom se retrouve encore dans des annales de Colmar en 1282 et dans un registre des Habsbourg en 1303.

 

Vers 1375, le village disparaît…

Et pas une trace écrite pour en expliquer la raison… peut être inondé par une crue du Rhin qui, à l’époque, coulait encore sauvage ; des annales de 1394 font mention de grandes inondations…

Ou peut être ravagé par les Armagnacs qui, en 1375, démolissaient et pillaient tout sur leur passage.

D’autres sources parlent d’un incendie lors d’une guerre qui opposait certains nobles à la Cité de Strasbourg.

La mémoire populaire raconte qu’à l’époque où les paysans labouraient encore à la charrue, il leur arrivait de déterrer des pierres provenant de l’ancien village et même encore des ossements.

Sur l’emplacement du village disparu pousse un petit bois appelé « Thierhurst » (hurst veut dire « buisson », « petite forêt »).

Le pèlerinage a pris e nom ; un pèlerinage comme souvent, à l’origine légendaire mais qui, selon la tradition, remonterait au XVe siècle.

 

La, ou plutôt les légendes sur l’origine de Notre Dame de Thierhurst

Des bergers se trouvaient dehors par un gros orage sous des pluies torrentielles. Ils vinrent se mettre à l’abri sous la vaste ramure d’un noyer séculaire. Trempés jusqu’aux os, ils firent un grand feu sous le noyer pour sécher les habits, mais le feu se communiqua aux branches de l’arbre. Dans le tronc carbonisé, les bergers découvrirent une statue de la Vierge, une Piéta, que personne ne connaissait. Une autre version dit que la statue se trouvait dans les racines.

Émerveillés, les bergers fixèrent la statue dans un arbre et les gens qui passaient s’y arrêtaient pour prier la Vierge. Bientôt, pour mettre la statue à l’abri, les bergers avec les amis et les familles des disparus de Thierheim érigèrent à cet endroit une hutte de branchages, renforcée plus tard par des pierres récupérées du village disparu. Mais la petite chapelle rustique s’effritait au fil des ans.

Elle fut, à plusieurs reprises au cours des XVIe et XVIIe siècles, reconstruite, agrandie, embellie grâce à la générosité de dames donatrices : la noble dame Agnès de la famille Rappolstein, qui habitait le château de Heiteren, une dame Krebsin de Neuf-Brisach et après elle, une autre donatrice encore.

 

La Révolution va détruire ce que tant de générosité a essayé de faire survivre :

Le 30 juin 1793, le pèlerinage est vendu comme bien national, la chapelle, la maison du gardien, les jardins et les prés autour. On n’a pu sauver que la petite cloche… et la statue de la Vierge.

 

La statue de la Vierge de Thierhurst est mise à l’abri à Heiteren, mais à deux reprises, on la retrouve à l’emplacement de la chapelle détruite.

Un soir, tard, des habitants de Heiteren qui rentraient chez eux, aperçoivent en plein champ, là où jadis s’élevait la chapelle, quatre lumières qui brûlent autour de la statue de la Vierge, éclairée d’un halo de lumière. Á leur approche, les lumières disparaissent. Le lendemain, les gens de Heiteren, avec leur curé, se rendent en procession jusqu’à l’endroit où la statue avait été aperçue la veille, pour la ramener en procession solennelle jusqu’à Heiteren, où elle restera, cette fois, jusqu’à la reconstruction de la chapelle.

 

La renaissance du pèlerinage :

Vers 1842, de pieux pèlerins élèvent un oratoire rustique sur le lieu profané ; l’oratoire est remplacé en 1809 – 1870 par une chapelle en dur. La Vierge douloureuse, gardée à Heiteren, revient sur les lieux où elle fut vénérée pendant des siècles.

La chapelle, celle d’aujourd’hui, est consacrée le lundi de Pentecôte 6 juin 1842, en présence de trois mille pèlerins.

Depuis 1870, la chapelle a été embellie par de nouveaux autels ; en 1900, par deux vitraux dont l’un évoque la découverte de la Piéta du Thierhurst au XVe siècle par des bergers – les outils et la stature des hommes feraient plutôt penser à des bûcherons, en 1925 ; quatre autres vitraux qui racontent des étapes de la vie de la Vierge.

D’autres travaux de réfection et d’entretien ont été entrepris depuis. Derrière la chapelle, face à l’Est, s’élève une statue de l’archange Michel, créée par un sculpteur en 1939-40, au moment de la drôle de guerre où les habitants de la région avaient été évacués et que la zone était occupée par les troupes allemandes.

Nd thierhurst

Eglise Saint-Jacques

 
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Maison Pabst / école élémentaire

 

Ancien moulin à farine/ ancienne Mairie

 

Château d'eau et autre édifices

 

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Date de dernière mise à jour : 06/01/2015